mercredi 18 avril 2012

« Facenuke », la cartographie du lobby nucléaire français

Quel est le lien entre l'ancienne patronne d'Areva Anne Lauvergeon, le géochimiste Claude Allègre et le député-maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve ? Et celui entre Augustin de Romanet, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, Henri Proglio, PDG d'EDF, et Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS et membre du Siècle ? Le nucléaire.
Tous sont directement connectés via les sociétés, institutions et associations promouvant l'atome auxquelles ils appartiennent. Voilà ce que montre Greenpeace dans un nouvel outil interactif, Facenuke, qui met à jour les réseaux de l'industrie énergétique et nucléaire française.
Pour construire cette gigantesque carte - qui permet de naviguer entre les individus via leurs connections mais aussi d'accéder aux biographies - les profils publics de 250 hommes et femmes ont été passés au crible. La sélection des personnalités a été établie à partir de cinq critères précis, indique l'ONG : "Un mandat actuel ou récent (environ cinq ans) dans un conseil d’administration, de surveillance, un poste de direction dans un grand groupe, la présence dans un centre de recherche, l’adhésion à une association ou encore un mandat dans une autorité de régulation, etc. ; un mandat passé significatif ; l’adhésion ou un mandat actuel dans une organisation politique ; l’adhésion ou un mandat passé à une organisation politique ; la formation." Les liens financiers ou les contacts avec des élus locaux, par contre, n'ont pas été pris en compte.

Le résultat : une carte au maillage tant ample que dense. "Cet outil permet de prendre conscience que le secteur du nucléaire est plus qu'un lobby : il fonctionne comme une sorte d'Etat dans l'Etat, analyse Karine Gavand, chargée des questions politiques chez Greenpeace. Il s'est autonomisé et renforcé depuis sa construction dans les années 1970. Il se régénère en recyclant les retraités et formant la relève."...lire la suite sur le Monde


Interview de Anne Lauvergeon



Anne Lauvergeon : Sarko gouverne pour un clan par rikiai

À l'occasion de cette interview récente sur France Inter, j'ai été écoeurée entre autres par cette phrase de l'ex-PDG d'AREVA :
"Le nucléaire bas de gamme, on voit ce que cela a donné avec Fukushima..."


Vous oubliez, Madame Lauvergeon, que pendant les 12 ans de votre direction d'AREVA vous avez vendu du MOX aux japonais, permettant des retombées de plutonium sur une partie du pays. Tout en sachant pertinemment que les centrales japonaises sont non seulement "bas de gamme", mais construites sur des failles tectoniques....lire la suite sur Bistro Bar Blog

Synthèse et commentaire des inspections conduites par l'ASN en 2011

RAPPORT.jpg 
L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a rendu en janvier un rapport de plus de 500 pages sur les inspections des centrales nucléaires françaises que peu de personnes ont lu en entier. Jean-Marc Royer, rédacteur de l’appel  « Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima : des crimes contre l’humanité », a fait cet important travail de lecture et a réalisé un résumé de ce document, ainsi qu’une analyse très intéressante. Sa synthèse vous est présentée intégralement dans cette page.
 
 
Le rapport complet de l’ASN est consultable en ligne ici ou téléchargeable (6,29 Mo)
 
Le texte de Jean-Marc Royer est aussi téléchargeable en fichier PDF (233 Ko)
 
 
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Synthèse et commentaire des inspections et ECS conduites en 2011 par l’ASN
par Jean-Marc ROYER
 
Suite à l’accident de Fukushima, ces inspections et « évaluations complémentaires de sûreté » (ECS) ont été conduites entre le printemps et l’automne 2011 ; elles ont porté sur :
- Les dispositions de sûreté étaient-elles conformes aux cahiers des charges en cours (état des lieux)?
- Au-delà de cette conformité basique, ces dispositions sont-elles adaptées « aux situations extrêmes » ?
- Peuvent-elles pallier aux effets cumulatifs (« effets falaise ») qui caractérisent ces situations accidentelles ?
- Quelles sont les dispositions susceptibles d'améliorer le niveau de sûreté des installations dans ces cas là (p.13).
Les thèmes abordés lors de ces inspections concernaient la protection contre les inondations et la résistance au séisme, la perte des sources de refroidissement, la perte des alimentations électriques, et la gestion des situations d’urgence (15).
Pour qui connaît les questions de « sûreté/sécurité industrielle », le fonctionnement « des autorités indépendantes » et le type de rapports qu’elles produisent à destination du public, il y aurait beaucoup trop à dire, sur le fond et sur la forme. Mieux vaut suivre au plus près, en les décortiquant et en les traduisant en langage clair, les écrits de l’ASN. Le résumé qui suit, issu d’un rapport de 524 pages, est très synthétique, mais situe toujours la source de ce qui est écrit par le N° de page (affiché entre parenthèses) auquel il se réfère...lire la suite sur Fukushima over-blog

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