mercredi 23 novembre 2011

5 victimes du changement climatique

Cinq victimes du changement climatique


Il est «injuste» de «demander aux plus pauvres et plus vulnérables de supporter seuls le poids le plus lourd de l'impact du changement climatique», a affirmé lundi le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, lors d'un forum au Bangladesh.
À deux semaines de la conférence de Durban sur le climat où on constatera encore une fois l'inaction dans le domaine, voici cinq pays jugés vulnérables aux changements climatiques.
Les Montréalais se réjouissent du temps inhabituellement doux en ce mois de novembre, un avant-goût de notre climat futur, mais les perspectives climatiques sont beaucoup moins réjouissantes pour les pays où les conditions de vie sont déjà très difficiles.
Selon le plus récent rapport sur la vulnérabilité aux changements climatiques (Climate Vulnerability Report 2010), les trois quarts des morts anticipées qu'on pourrait porter au compte du phénomène à l'horizon 2030 concernent les enfants d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud.

Birmanie

Le pays de 60 millions d'habitants souffrira de plusieurs aspects du climat futur, comme les tempêtes tropicales plus dévastatrices, à cause entre autres de la hausse du niveau des océans, et les inondations.


 
Le régime en place affirme agir en luttant contre la déforestation et en construisant des dizaines de barrages et digues pour tenter de prévenir les inondations et améliorer l'irrigation.
Néanmoins, tous les voyants sont au rouge pour le pays à l'horizon 2030. Les Birmans subiront des effets aigus des changements climatiques dans les quatre aspects étudiés (santé, météo, perte d'habitat et économie).

Mozambique

La plus grande partie des 21 millions d'habitants du pays et ses principales infrastructures se trouvent dans les plaines côtières et sont donc vulnérables à la hausse du niveau de la mer.


 
À l'intérieur des terres, la désertification attribuable au changement climatique touche 5000 personnes par année, un chiffre qui devrait tripler en 2030. Les solutions d'adaptation sont coûteuses pour ce pays où les trois quarts des habitants vivent avec moins de 2$ par jour.

Maldives

Comptant 345 000 habitants, cet archipel de 1190 îles de l'océan Indien culmine à 2,3 mètres. Autant dire qu'il est menacé d'être rayé de la carte.
Si les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) gardent leur tendance actuelle, les Maldives seront englouties bien avant la fin du siècle.


 
La lutte contre l'érosion côtière accapare déjà 16% de toute l'économie du pays. Le tourisme, principale industrie nationale, souffre déjà, car les récifs coralliens qui attirent les plongeurs du monde entier sont endommagés par l'érosion.
Les Maldives ont décidé de prêcher par l'exemple en devenant un pays «carboneutre», c'est-à-dire qui n'ajoute plus de carbone dans l'atmosphère.

République dominicaine

Destination bien connue des vacanciers québécois et pays qui jouit d'un niveau de vie enviable par rapport à son voisin Haïti, la République dominicaine a tout à perdre dans le climat de l'avenir.


 
Son agriculture subira des pertes de 100 millions par année, avec la baisse des récoltes de riz et de maïs. Le tourisme pourrait aussi souffrir, en raison des effets de la hausse des océans sur les lieux de villégiature.
Les récifs coralliens, attraction touristique majeure, sont «extrêmement vulnérables» aux conditions climatiques futures, ce qui toucherait en outre les pêcheries.

Guinée-Bissau

C'est le pays le plus vulnérable aux changements climatiques. Plus de 60% de son économie est liée à sa zone côtière, où les mangroves servent à la fois de protection pour les rizières et de pouponnière pour les crevettes, une des principales pêcheries commerciales du pays.
Et ces mangroves sont menacées par la hausse des océans, même si le pays de 1,4 million d'habitants n'est pas dans une région exposée aux cyclones.


 


Auteur : Charles Côté

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